This post is also available in: deDeutsch pt-brPortuguês ruРусский enEnglish

Ryan Taylor, P.D.G. de Dash Core Group, a récemment fait une apparition sur Bloxlive.tv où il a notamment discuté de ChainLocks, du nouvel InstantSend, de la Dash Investment Foundation et de la plateforme Dash.

Ryan a commencé par décrire le problème lié au fonctionnement « des chaînes qui reposent sur une preuve de travail ». Comme « elles se lient à la chaîne la plus semblable, face à deux blocs potentiels, elles se tournent vers celui qu’elles ont rencontré en premier ». Ryan a ensuite expliqué que ce processus « ne se révèle pas entièrement et immédiatement sûr, il faut en effet attendre quelques blocs avant de garantir la sûreté au sein du réseau et c’est la raison pour laquelle, lors de l’envoi de Bitcoin ou de la plupart des cryptomonnaies, il faut attendre que la sûreté soit garantie ». Ryan a précisé que cette opération peut nécessiter six blocs pour le Bitcoin, ce qui en général correspond à environ une heure. Bien qu’il fonctionne parfaitement pour les transactions en ligne, ce procédé représente un obstacle sur le lieu de vente pour les commerçants physiques.

Par après, Ryan a expliqué comment certains projets ont recours à « des points de contrôle depuis un serveur centralisé qui imposent au réseau la chaîne à suivre. Ce système comporte toutefois certains risques et difficultés. » Ryan a expliqué que Dash a résolu le problème autrement grâce aux quorums de masternodes à longue durée de vie, les LLMQs.

« Donc, dans notre concept, c’est le réseau lui-même qui vote sur chaque bloc créé. Cette opération est prise en charge par une fraction de notre réseau, les masternodes. Parmi ceux-ci, 400 sont sélectionnés pour former ce qu’on appelle un quorum. Ces quatre cents membres, choisis au hasard, votent au sujet d’un bloc dès que celui-ci est détecté. Si au moins 60 % d’entre eux estiment que le bloc est valable, il s’avère que la majorité du réseau a été confrontée à ce bloc en premier. Un message est alors envoyé au reste du réseau pour signaler qu’à ce niveau, ce bloc est le bloc valable et que tous les autres blocs seront écartés. De cette façon, la sûreté est garantie en quatre à six secondes. »

Mettre en application cette sécurité dans l’intérêt du monde réel

Ryan a ensuite précisé que dès lors le réseau « sait qu’une transaction est valable et la rend instantanément disponible ». Ryan a démontré l’utilité de ce nouveau InstantSend qui permet d’acheter du Dash à un distributeur automatique, de l’utiliser aussitôt au comptoir sans que le commerçant n’ait à attendre la confirmation du réseau.

« Cette opération revient à moins d’un cent par transaction. Elle se révèle très pratique dans des pays comme le Venezuela, où les habitants n’ont pas les moyens de payer les frais de transaction pour le Bitcoin, même pour l’ouverture d’un Lightning Channel, c’est bien au-delà de ce qu’ils peuvent se permettre. »

Interrogé sur l’importance de ChainLocks, Ryan a expliqué comment la technologie des LLMQs permettait d’améliorer InstantSend en assurant directement la disponibilité et en réduisant les attaques malveillantes du type des 51 %.

« Une attaque d’une heure contre le réseau Dash ne coute pas seulement le taux de hachage comme c’est le cas pour les autres cryptomonnaies, il faut aussi contrôler 20 à 25 % des réserves de la devise avant même de pouvoir essayer. Ainsi, Dash est certainement la cryptomonnaie la plus sûre, encore plus que le Bitcoin. »

De plus, Ryan a indiqué que cette barrière de sécurité survient bien plus tôt dans le processus de transaction, soit avant les multiples confirmations résultant d’un plus haut taux de hachage, ce qui compte énormément pour les commerçants physiques qui transmettent directement leur produit. Cette fonction améliore donc l’expérience de l’utilisateur en lui donnant une plus forte garantie au tout début de la transaction.

Dash cherche à réinventer l’utilisation globale de la cryptomonnaie

Ryan a ensuite discuté avec Bloxlive.tv des autres projets sur lesquels Dash travaille en vue d’améliorer sa proposition de valeur et d’accroître son développement. Premièrement, il a abordé la Dash Investment Foundation, un nouveau moyen de financement pour les projets de Dash qui permet au réseau de prendre des parts auprès de projets et d’entrepreneurs afin de bénéficier de possibles sources de financement supplémentaires.

Deuxièmement, Ryan a abordé la prochaine sortie d’Evolution, la version 1.0, qui « inclura un grand nombre de nouvelles fonctionnalités visant à rendre plus simple l’utilisation des cryptomonnaies, pour beaucoup de personnes ». Par exemple, comme l’instauration des noms d’utilisateur qui donnera surtout la possibilité aux utilisateurs « d’ajouter en ami » d’autres personnes et de procéder plus facilement à des transferts d’argent avec celles-ci. Ryan a également expliqué comment ces nouveautés vont « véritablement permettre de développer quoi que ce soit sur le réseau ». Ryan a parlé des « Data Contracts » càd des contrats de données visant à améliorer les contrats intelligents, plus connus sous le nom de « Smart contracts » et qui enregistrent et calculent les données au sein du réseau. En revanche, Dash permettra à « n’importe quelle application de communiquer avec le réseau Dash par le biais d’une API, et d’enregistrer au sein du réseau Dash certaines des données que l’application utilise ou partage parmi ses utilisateurs ».